Avant tout : avoir le fichier et le droit de le traduire
Un tutoriel tourné par votre équipe américaine, un webinaire d'un partenaire britannique, une conférence que vous avez filmée : dans tous ces cas, vous disposez d'un fichier MP4, MOV, WebM, MKV ou M4V sur votre ordinateur. C'est indispensable. mydubly, comme la plupart des outils qui traitent la vidéo dans le navigateur, n'accepte pas de lien YouTube, Vimeo ou Instagram : on dépose un fichier, point.
Si la vidéo ne vous appartient pas, demandez une autorisation écrite à son auteur avant d'en publier une version française. Traduire, c'est créer une œuvre dérivée ; notre article sur la traduction légale de la vidéo d'un autre (en anglais) fait le tour des cas courants. Pour un usage strictement personnel (comprendre une formation achetée, par exemple), le fichier téléchargé légalement depuis la plateforme du formateur suffit, sans republication.
Voix française ou sous-titres français : partir du public
Les deux options ne servent pas les mêmes spectateurs.
- La voix française convient aux vidéos regardées en faisant autre chose (formations en atelier, tutoriels où l'on a les mains occupées), aux publics peu à l'aise avec la lecture, aux enfants, et aux contenus où l'image compte plus que la personne qui parle.
- Les sous-titres français gardent la voix et l'intonation de l'orateur, coûtent beaucoup moins cher et se corrigent facilement dans un fichier texte. Ils conviennent aux interviews, aux conférences et aux publics qui comprennent un peu l'anglais.
- Les deux à la fois : courant pour une chaîne YouTube ou une plateforme de formation, où chacun choisit.
Le comparatif sous-titres ou doublage (en anglais) détaille ces critères. Si vous partez sur les sous-titres seuls, notre guide pour sous-titrer une vidéo avec un fichier SRT prend le relais.
Pas à pas : traduire la vidéo avec mydubly
L'interface de mydubly est en anglais ; voici les libellés exacts, ouverts depuis le traducteur vidéo (en anglais).
- Glissez votre fichier dans la zone « Drop a video here » (2 heures maximum). La vidéo reste dans votre navigateur : seule la piste audio est extraite et envoyée en HTTPS pour le traitement.
- La langue source est détectée automatiquement (« Source: Auto detect »). Vous n'avez rien à choisir, et vous ne pouvez pas la forcer.
- Pour une voix française : activez l'interrupteur « Full translation output », choisissez French dans « Select language », puis ouvrez « Select voice ». Huit voix standard sont proposées ; la fenêtre fait entendre un court extrait de chacune en français. Écoutez-en plusieurs avant de décider.
- Pour des sous-titres seulement : laissez l'interrupteur désactivé (« Timestamped transcript only ») et choisissez French dans « Select language » pour traduire la transcription et les sous-titres.
- Cliquez sur « Translate video » (ou « Transcribe video » en mode sous-titres) et gardez l'onglet ouvert : quitter la page annule la tâche, et les crédits d'une tâche annulée sont restitués.
- Téléchargez ce dont vous avez besoin : « Download translated video » (translated-video.mp4, ou MKV dans certains navigateurs), « Download translated audio » (.m4a), « Download subtitles » (subtitles.srt) ou les transcriptions texte.
La vidéo traduite est reconstruite dans votre navigateur, avec une piste vocale française calée sur le minutage de l'original. Il n'existe pas de variante « français du Canada » ou « de Belgique » : la cible est le français, et c'est à vous d'adapter les régionalismes dans les sous-titres si votre public est québécois ou suisse.
Version doublée en français : 12 minutes au tarif doublage (50 crédits par minute entamée), soit 600 crédits ($0,60). Version sous-titrée seule : 12 crédits au tarif transcription, soit un peu plus d'un centime. Les 100 crédits offerts à l'inscription suffisent pour les sous-titres ; côté doublage, ils couvrent le minimum de 100 crédits par fichier, soit une vidéo de 2 minutes maximum, mais pas ce tutoriel de 12 minutes.
Ce que mydubly ne fera pas à votre place
Mieux vaut le savoir avant de lancer un doublage :
- pas de clonage de la voix de l'orateur : la voix française est l'une des huit voix standard ;
- pas de synchronisation labiale : les lèvres continuent de bouger comme en anglais ;
- une seule voix pour toute la vidéo, même s'il y a plusieurs intervenants, et pas d'étiquetage des locuteurs ;
- pas de traduction du texte affiché à l'écran (titres, captures d'interface, diapositives) ;
- pas de sous-titres incrustés dans l'image : vous obtenez un fichier SRT séparé ;
- pas d'éditeur intégré : pour corriger la traduction des sous-titres, vous modifiez le fichier téléchargé.
Pour une vidéo à plusieurs voix ou très incarnée (témoignage, publicité), les sous-titres ou un comédien restent souvent plus adaptés ; notre article doublage IA ou comédien aide à trancher.
Le piège du « you » : tutoyer ou vouvoyer ?
L'anglais n'a qu'un « you » ; le français vous oblige à choisir. Une traduction automatique choisit pour vous, et pas toujours de façon constante : un tutoriel peut commencer par « cliquez » et finir par « clique ». En français de France, on vouvoie par défaut dans une formation professionnelle ou une vidéo d'entreprise ; le tutoiement passe bien sur une chaîne YouTube grand public, un jeu vidéo ou une marque qui tutoie déjà ses clients.
Décidez avant de traduire, puis contrôlez la cohérence dans le fichier SRT avec une recherche sur « tu », « ton », « tes », « vous » et « votre ». Notre article sur le tu ou le vous dans la traduction approfondit la question, y compris les différences entre la France et le Québec.
Chiffres, dates, unités et noms propres
C'est là que les vidéos traduites trahissent le plus souvent leur origine.
- Nombres
- 1,500.75 en anglais devient 1 500,75 en français : virgule décimale, espace pour les milliers
- Dates
- 03/04/2026 signifie 4 mars aux États-Unis, 3 avril en France ; préférez le mois en toutes lettres
- Unités
- miles, pieds, livres, degrés Fahrenheit : convertissez ou ajoutez l'équivalent métrique si c'est utile
- Monnaies
- « 20 bucks » ne doit pas devenir « 20 euros » ; gardez la devise d'origine ou précisez
- Noms propres
- marques, logiciels, villes : vérifiez qu'ils ne sont pas traduits littéralement
La voix synthétique peut aussi mal prononcer un nom de marque ou un sigle anglais. Le guide sur les noms mal prononcés par une voix IA (en anglais) donne des pistes ; la plus simple consiste à écouter attentivement chaque occurrence et, si elle gêne vraiment, à préférer les sous-titres pour cette vidéo.
Vérifier la version française avant de la publier
Le français est en général plus long que l'anglais pour dire la même chose. La voix étant calée sur le minutage d'origine, un passage dense peut sembler pressé. Regardez la vidéo traduite en entier, de préférence avec un collègue francophone qui n'a pas vu l'original, et notez :
- les phrases qui sonnent comme du « traduit de l'anglais » (« faire du sens », « adresser un problème », « éventuellement » au sens d'« à terme ») ;
- les termes techniques à aligner sur votre vocabulaire maison ;
- les passages où la voix accélère trop ;
- les incohérences de tutoiement ou de vouvoiement ;
- les textes à l'écran restés en anglais, à refaire dans votre logiciel de montage si nécessaire.
Pour une explication du fonctionnement de la chaîne reconnaissance, traduction et synthèse vocale, lisez notre article sur le doublage IA. Et pour les spécificités de cette paire de langues, la page traduction vidéo de l'anglais vers le français (en anglais) complète ce guide.
Questions fréquentes
Puis-je coller un lien YouTube pour traduire une vidéo en français ?
Non, mydubly ne prend pas de lien. Il vous faut le fichier vidéo sur votre appareil : votre propre export, ou un fichier que l'auteur vous a transmis avec son accord. Vous le déposez ensuite dans la zone « Drop a video here ».
La voix française ressemble-t-elle à celle de l'orateur d'origine ?
Non. mydubly ne reproduit pas la voix de l'orateur : vous choisissez l'une des huit voix standard, après avoir écouté leur extrait en français dans la fenêtre « Select voice ». Les lèvres de l'orateur ne sont pas resynchronisées non plus.
Combien coûte la traduction d'une vidéo de 10 minutes en français ?
En version doublée, 10 minutes au tarif doublage représentent 500 crédits ($0,50). En sous-titres seuls, c'est 10 crédits au tarif transcription. Les crédits sont prépayés, sans abonnement, et 1 000 crédits valent $1.
Comment éviter que la traduction mélange tu et vous ?
Décidez du registre avant de traduire, puis relisez le fichier de sous-titres en cherchant les pronoms et les impératifs. Pour une version doublée, écoutez la vidéo en entier : si le registre ne convient pas, les sous-titres corrigés à la main sont souvent la solution la plus simple.
Le texte affiché à l'écran sera-t-il traduit ?
Non, seuls les propos parlés sont traduits. Les titres, diapositives et captures d'écran restent en anglais ; il faut les refaire dans un logiciel de montage comme DaVinci Resolve ou Premiere Pro si votre public en a besoin.
Y a-t-il une option pour le français québécois ?
Non, mydubly propose le français sans variante régionale. Pour un public québécois, relisez les sous-titres et adaptez le vocabulaire, les expressions et éventuellement le tutoiement à vos spectateurs.
Ma vidéo est-elle envoyée sur un serveur ?
Le fichier vidéo reste dans votre navigateur. Seule la piste audio est extraite et envoyée en HTTPS pour être traitée, puis la vidéo traduite est reconstruite localement. L'audio et les résultats sont supprimés du serveur dans les 30 minutes suivant la fin de la tâche.
